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16/03/2010 – Diane Landry _ Chevalier de la résignation infinie

Posted on | mars 16, 2010 | No Comments

Diane Landry

Chevalier de la résignation infinie

13 mars – 17 avril 2010

mardi au vendredi 12h-17h

'Ivan

Diane Landry fait de l’expérience le sujet principal de sa pratique. Artiste multidisciplinaire oeuvrant en performance, elle crée des univers cinétiques à partir d’objets usuels dont elle cherche à détourner le sens et l’usage primaires, à recycler la vocation et la valeur, visant ultimement à modifier la mémoire émotionnelle liée à leur reconnaissance. Qu’il soit automatisé ou fixe, le corps en performance sert d’unité de mesure pour étudier le temps marqué par le mouvement, matériau ensuite repris sous forme archétypale dans les installations.

En galerie, de grandes roues lumineuses constituées de bouteilles de plastique et contenant du sable font des révolutions dans l’espace, transformé en Luna Park. Leur cycle fait se succéder des zones d’ombre et de lumière, allusion au passage du temps, à l’alternance du jour et de la nuit. L’installation Chevalier de la résignation infinie (2009), conçue lors d’une résidence à l’Oeil de Poisson à Québec, fait écho de façon troublante à la performance L’imperméable, présentée au Mois multi de la même année : suspendue et fixée à une structure motorisée, Landry pivote à partir d’un axe et devient un réel sablier humain. Bien que ces œuvres soient indépendantes, il est difficile de ne pas les penser, corollaire oblige, en une suite séquentielle qui nous permet de vérifier l’apport de la performance comme matériau «source» au sein de la pratique perceptuelle de Landry.

L’intérêt pour les surfaces animées – une archéologie de l’image propre au cinématographe – informe la mise en exposition, notamment avec les ombres projetées qui participent au «merveilleux». Par ailleurs, Landry poursuit son investigation du quotidien avec Jongler (2009), une animation-performance-vidéo où l’artiste apparaît en silhouette face à une fenêtre. À chaque minute pendant vingt-quatre heures, une photographie est prise, documentant la pose. Les images fixes sont ensuite animées de façon à condenser le temps, restituant l’expérience dans un mouvement saccadé. Et comme si le dispositif ne suffisait pas, Landry complexifie notre rapport à l’image en y introduisant des objets qu’elle déplace tout en donnant l’impression de rester immobile. De la performance, vous disait-on …

Marie-Josée Lafortune

Diane Landry vit et travaille à Québec. Récipiendaire de nombreux prix et distinctions, elle a exposé et participé à des résidences dans plusieurs villes d’Amérique, d’Europe et d’Asie. Sa pratique a fait l’objet de publications et en 2009, le Musée d’art de Joliette organise la première rétrospective lui étant consacrée. La galerie Solway Jones à Los Angeles la représente.

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